Blablaterama ..le blog politique et poetique

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Les casseroles des candidats à la présidentielle 2017

Nicolas Sarkozy

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Des candidats à la présidentielle, c'est de loin celui qui a le plus de casseroles à son actif. L'ancien président est en effet embourbé dans de multiples affaires, tout en n'ayant jamais été condamné jusque-là. Voici les affaires dans lesquelles son nom est cité : 

Affaire Bygmalion

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 16 février dernier pour "financement illégal de campagne électorale", pour avoir dépassé, en qualité de candidat, le plafond légal de dépenses électorales. L'avis de fin d'enquête ouvre un délai de quatre mois au moins au terme duquel l'ex-chef de l'Etat pourrait être renvoyé en correctionnelle par les juges, en pleine primaire de la droite.

Affaire des écoutes

Les juges accusent le président des Républicains (autrefois UMP) d'avoir tenté, avec l'aide de son avocat Me Thierry Herzog, d'obtenir des informations dans une procédure le concernant auprès de Gilbert Azibert, magistrat à la Cour de cassation, en échange de son soutien pour une mutation de ce dernier à un poste prestigieux à Monaco.

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 2 juillet 2014 pour "corruption active", "trafic d'influence actif" et "recel de violation du secret professionnel". L'ancien président et Thierry Herzog ont été entendus par les juges en juillet dernier, selon l'agence Reuters

Affaire Tapie-Crédit Lyonnais

Une enquête a été ouverte pour savoir si l'arbritrage ayant octroyé plus de 400 millions d'euros à Bernard Tapie pour régler son litige avec le Crédit Lyonnais était dans les bonnes formes. Les jugent soupçonnent l'homme d'affaires d'avoir bénéficié de l'aide de Nicolas Sarkozy.

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy n'a pas de statut judiciaire.

Affaire du financement lybien

Les juges enquêtent sur des accusations de financement de la campagne du candidat-président Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime du feu dictateur Mouammar Kadhafi. Le fils de ce dernier ayant notamment accrédité cette information. 

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy n'a pas de statut judiciaire.

Affaire Karachi

Les juges s'intéressent à un possible financement illégal de la campagne présidentielle de l'ex-Premier ministre Edouard Balladur, en 1995, via un système de rétrocommissions. Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et porte-parole d'Edouard Balladur, a été soupçonné d'avoir participé au versement de ces rétrocommissions. L'affaire est en cours d'instruction devant la Cour de justice de la République (CJR) et aucune audition n'a eu lieu à ce jour, a indiqué TF1, invoquant une source judiciaire.

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy n'a aucun statut judiciaire.

 

 

Alain Juppé

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Malgré sa droiture reconnue unanimement, Alain Juppé a quelques casseroles à son actif. Quand il était Premier ministre, en 1995, il avait mis des millions de personnes dans la rue avec sa réforme de la Sécurité Sociale. La France était alors au point mort, paralysée par des semaines de manifestations pour faire reculer le gouvernement.

La seconde casserole d'Alain Juppé concerne l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. En 1999, il est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux et prise illégale d'intérêt" pour des faits commis en tant que secrétaire général du RPR et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il est alors considéré comme un élément clé du système de financement occulte d'emplois fictif au sein du RPR et financés par la mairie de Paris. 

Il sera condamné en 2004 par le tribunal correctionnelle de Nanterre à 18 mois (ramenés à 14 en appel) et dix ans (rammenés à un an) d'inéligibilité. La présidente du tribunal exige l'inscription de cette condamnation à son casier judiciaire. Il démissionnera de son dernier mandat, celui de maire de Bordeaux, avant de s'exiler en 2005 au Québec pour se faire oublier.

Jean-François Copé

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L'ancien président de l'UMP se souviendra longtemps de l'affaire Bygmalion comme d'une tâche noire sur sa carrière. C'est en mars 2014 qu'éclate cette affaire de facturations déguisées afin de cacher le dépassement du montant légal des frais de campagne du candidat Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012. Jean-François Copé est mis en cause par Le Point pour ses liens avec les dirigeants de la société Bygmalion, prestataire de services de l'UMP. 

Malgré ses dénégations, Jean-François Copé est acculé à la démission le 27 mai de la même année. Le lendemain, dans une lettre publiée aux adhérents de l'UMP, il réaffirme ignorer totalement cette magouille électorale. La justice lui donnera raison, puisqu'il ne sera pas mis en examen à la suite de plusieurs auditions. 

Une autre casserole (moins grave) dont Jean-François Copé se serait bien passé : l'affaire du "pain au chocolat". Dans une interview accordée à Europe 1, ce dernier n'a en effet pas su répondre à la question : "Combien coûte un pain au chocolat ?" Il a admis qu'il "n'en (avait) aucune idée" mais a voulu situer le prix de la viennoiserie... "aux alentours de 10 ou 15 centimes d’euros" ! (contre 1 euro en moyenne). Pour sa défense, il a expliqué qu'il tenait à sa ligne et que le pain au chocolat est "un peu calorique" pour lui.
 

Bruno Le Maire

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Invité du Grand Journal en 2011, Bruno Le Maire, alors ministre de l'Agriculture, avait séché sur des questions... sur l'agriculture. Il avait été incapable de donner la saison de récolte des poires, la race d'une vache, ou encore le nombre de mètres carrés contenus dans un hectare. "Je n'ai jamais été doué en maths" avait alors répondu l'agrégé de Lettres modernes.

 

Jean-Frédéric Poisson

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En octobre 2016, Jean-Frédéric Poisson dénonce dans Nice-Matin, une "soumission" de Hillary Clinton et la "proximité" de la candidate démocrate "avec les super-financiers de Wall Street" et sa "soumission aux lobbies sionistes".

Ces déclarations conduisent le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) à dénoncer des "propos abjects" méritant une "sanction exemplaire". Saisie par Nathalie Kosciusko-Morizet, la Haute autorité de la primaire a estimé qu'il n'y avait pas lieu de donner suite à la demande d'exclusion du président du PCD de la primaire.
 

Michèle-Allliot Marie

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Malgré un parcours sans faute, Michèle Alliot-Marie a quitté son dernier poste ministériel suite à une polémique. Le 11 janvier 2011 à l'Assemblée nationale, trois jours avant la chute de Ben Ali et alors que la révolution tunisienne prend de l'ampleur, Michèle Alliot-Marie, alors ministre des Affaires étrangères, réagit en proposant que "le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type". Une déclaration analysée comme une marque de soutien au régime autoritaire de Ben Ali, alors même que le Printemps arabe venait de commencer.

De plus, fin janvier, Le Canard enchaîné révèle que Michèle Alliot-Marie a passé ses vacances de fin d'année 2010 en Tunisie, alors que les manifestations étaient en cours. L'hebdomadaire dévoilera ensuite qu'elle et son mari, Patrick Ollier, ainsi que ses parents ont effectué deux trajets dans le jet privé d'un homme d'affaires proche du clan Ben Ali. Les parents de Michèle Alliot-Marie ont même conclu avec lui une acquisition immobilière. Une polémique est en train de naître, et Michèle Alliot-Marie, après plusieurs atermoiements, se sent obliger de remettre sa démission le 27 février.

Marine Le Pen

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Si, contrairement à son père, Marine Le Pen n'a pas eu des mots outranciers, elle a néanmoins dû affronter la justice à plusieurs reprises. Le 27 janvier 2011, elle et son compagnon, Louis Alliot, ont été condamnés à verser près de 10 000 € de dommages et intérêts et frais de procédures à un ancien membre du FN pour diffamation.

Le 24 janvier 2014, Marine Le Pen est condamnée à verser 1 500 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive à Georges Tron ainsi qu'à l'AFP, qu'elle poursuivait pour diffamation.

Par ailleurs, Marine Le Pen s'est vu retirer son permis de conduire après avoir perdu tous ses points entre 2007 et 2012, principalement pour des excès de vitesse.

 

Jean-Luc Mélenchon

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Si Jean-Luc Mélenchon a une casserole qu'il regrette amèrement, c'est son vote en faveur du traité de Maastricht en 1992, une "erreur" qu’il a reconnue dans Marianne : "Je suis un opposant absolu à cette Europe-là (…) c'est un échec absolu. Tous ceux qui, comme moi, [y] ont cru à l'époque (…) se sont fait rouler. C'est Chevènement qui avait raison ! C'est le contraire qui s'est passé. On a ouvert, en grand, le pouvoir absolu à la finance."

 

Nicolas Dupont-Aignan

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A plusieurs reprises, le président de "Debout la France" a convoqué les médias pour des opérations coup de poing sur le terrain. Ainsi, pour dénoncer le rôle néfaste de l'espace Schengen, Nicolas Dupont-Aignan avait réussi à traverser en mai 2014 la frontière italo-française dans un véhicule contenant une kalachnikov cachée dans le coffre. Un coup de com' réussi, mais ce n'est pas toujours le cas.

En mai 2015, le candidat souverainiste a voulu jouer les rebelles en faisant une petite opération au péage de Saint-Arnoult, en banlieue parisienne. Accompagné de quelques militants de son parti, "NDA" a voulu soulever les barrières de péage pour permettre aux véhicules de passer gratuitement. En faisant cela, "NDA" voulait dénoncer le "racket" des péages autoroutiers. Seulement, lui et son équipe ne se sont pas positionnés du côté où les voitures payent, mais du côté du péage où l'on prend son ticket...
 

Jacques Cheminade

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Des "petits candidats", c'est sans doute celui qui a le plus de chance de se qualifier pour l'élection présidentielle. Mais c'est aussi le plus fantasque et le plus inclassable. En témoigne son programme présidentiel qui préconise notamment de "lancer des programmes pour la construction de transporteurs spatiaux de troisième génération et l’industrialisation de la Lune, plateforme future vers Mars et le reste du système solaire [et] pour raccourcir la durée future des trajets Terre-Mars et au-delà, développer la propulsion nucléaire". 

Mais plus généralement, celui qui est le plus âgé des candidats (75 ans) à la présidentielle a plusieurs casseroles derrière lui. En 1987, il a été accusé d'avoir poussé une femme atteinte de la maladie d'Alzheimer à donner plus d'1 million de francs à trois associations dans lesquelles il avait des responsabilités. En juin 1992, il est condamné pour vol à quinze mois (puis 9 mois avec sursis en appel) de prison avec sursis.

Lui et son mouvement sont accusés de dérives sectaires

En 1995, Jacques Cheminade - qui avait pu se présenter à la présidentielle de 1995 - voit ses comptes de campagnes invalidés par le Conseil constitutionnel. En conséquence : en août 1996, ses biens sont saisis et en 1998 son appartement est placé sous hypothèque légale par les services de l'État.

 Le 21 septembre 2004, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné Jacques Cheminade à 15 000 euros d'amende pour diffamation publique envers Dominique Perben.

En outre, Jacques Cheminade est son mouvement, "Solidarité et progrès", sont accusés de dérives sectaires et de conspirationnisme.

 

source



06/11/2016
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